Né à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, Malek Belarbi, connu sous le nom de « Malek », est un chanteur, auteur et compositeur franco-marocain. Il compte à son actif plusieurs albums, dont « La vie blessée », « Tanger » ou encore « Ma bqa lina amal ». Après dix ans d’absence, il revient sur scène avec « Seul sur scène », un spectacle intimiste. Dans cet entretien, il évoque son retour, son parcours et ses projets à venir.
E-Taqafa : Après dix ans d’absence, vous signez votre grand retour. Pouvez-vous nous en parler ?
Malek Belarbi : C’est un retour auquel je pensais depuis à peu près deux ans et que j’ai commencé à élaborer avec le Studio des Arts Vivants de Casablanca. Je dois reconnaître que cela a été un moment extrêmement émouvant de partage avec un public venu massivement. Une vraie fête. Je n’oublierai pas !
E-Taqafa : Votre spectacle « Seul sur scène » marque ce retour. Que représente-t-il pour vous, et pourquoi avoir choisi ce titre ?
Malek Belarbi : Pour ce retour, je voulais quelque chose d’extrêmement naturel, dépouillé et intime. Ayant, depuis quelque temps, beaucoup de plaisir à être seul sur scène avec ma guitare, la formule « seul en scène » s’est imposée d’elle-même. J’aime ce côté brut qu’elle permet, la connexion directe qu’elle établit avec le public et l’autonomie qu’elle confère.
E-Taqafa : À Casablanca, le public était au rendez-vous. Comment avez-vous vécu ces retrouvailles avec votre public marocain ?
Malek Belarbi : J’ai vécu ces retrouvailles, après dix ans d’absence des scènes marocaines, avec énormément d’émotion, d’ailleurs difficile à contenir à certains moments du concert…
E-Taqafa : Avec plus de 45 ans de carrière, quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre parcours artistique ?
Malek Belarbi : Pour être tout à fait honnête, je ne me retourne presque jamais sur les différentes étapes de ma carrière. Seules certaines chansons me rappellent que le temps a passé… Mon parcours n’a rien d’académique, dans la mesure où je ne l’ai jamais mené selon des règles censées apporter telle ou telle efficacité. J’ai beaucoup suivi mon instinct et me suis laissé porter, comme on dit. Le plan de carrière est une notion qui m’a toujours été étrangère. Je ne m’en vante pas, c’est ainsi.
E-Taqafa : Revisiter son répertoire est souvent une étape importante. Est-ce une démarche que vous explorez aujourd’hui ?
Malek Belarbi : C’est exactement ce que j’ai fait pour ce seul en scène, mais… à l’envers du sens de votre question ! Car, lorsque l’on revisite des chansons pour les destiner à être accompagnées d’un seul instrument, on déconstruit complètement l’arrangement musical avec lequel elles ont été enregistrées. J’ai travaillé, pour ce projet, le dépouillement, en quelque sorte. Les chansons sont ainsi interprétées sur scène, telles qu’elles ont été composées.
E-Taqafa : Enfin, quels sont vos projets à venir ?
Malek Belarbi : Il y a d’abord, cet automne, la tournée marocaine proprement dite, dans un maximum de villes du Royaume.Nous avons sorti, avec mon ami Nabil Khalidi, un album court (EP) en duo, guitare et oud, intitulé « Zouje ». Il est disponible sur toutes les plateformes musicales. Nous serons d’ailleurs, le 16 novembre prochain, avec Nabil, à l’Olympia de Paris pour participer à une grande soirée.J’ai également enregistré un album dans lequel je rends hommage à certains grands textes francophones, plus ou moins classiques, qui ont marqué ma jeunesse.
