Abdellatif Laâbi

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Abdellatif Laâbi est né en 1942 à Fès (Maroc) dans une famille d’artisans. Lorsqu’il a quatorze ans, au moment où le Maroc devient indépendant en 1956, il est très marqué par l’œuvre de Dostoïevski qu’il décrit en ces termes : « je découvrais, avec lui, que ma vie est un appel intérieur et un regard de compassion jeté sur le monde des hommes ». Il devient plus tard professeur à l’université de Rabat dans la section des Langues Françaises.

En 1966, il fonde avec d’autres poètes marocains la revue « Souffles » qui va rassembler l’activité littéraire autour du combat contre la politique répressive allant même jusqu’à prôner une révolution culturelle. Abdellatif Laâbi a été emprisonné de 1972 à 1980.

En 1985, après avoir été assigné à résidence, il quitte le Maroc et s’installe en région parisienne avec son épouse Jocelyne. La même année, Jack Lang le nomme commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Sa production littéraire, très nombreuse, est dominée par la poésie ; celle-ci, intimement liée à son histoire personnelle, semble habitée par un même besoin de résistance et de rébellion. Deux recueils, Œuvre poétique I (2006) et II (2010), condensent la plupart de ses écrits poétiques parus depuis 1965.

La poésie mise à part, Laâbi s’est illustré dans divers genres littéraires : roman, essai, théâtre et livre de jeunesse. Il a également signé un récit autobiographique, « Le Fond de la jarre » (publié en 2002), dans lequel il raconte son enfance à Fès. Il a obtenu le Prix Goncourt de la Poésie 2009 et le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française 2011.

Dans son dernier essai « Un autre Maroc » (2013), Abdellatif Laâbi parle du Maroc de ceux qui se sont soulevés dans les manifestations lors du printemps arabe. L’écrivain veut rompre le silence, éveiller les consciences et faire valoir les libertés individuelles dans la société marocaine.

 

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