L’artiste marocaine Fatima Mazmouz poursuit en 2026 une actualité marquée par plusieurs expositions internationales, une résidence de recherche au Maroc ainsi que des participations à des événements culturels et éditoriaux.
À Marseille, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) accueille l’exposition « Bonnes Mères » du 18 mars au 20 août 2026. Ce projet collectif explore les figures maternelles dans les cultures méditerranéennes, qu’elles soient protectrices, spirituelles ou symboliques. L’exposition rassemble des œuvres issues de différentes périodes et disciplines, mêlant patrimoine, croyances populaires et création contemporaine.
Fatima Mazmouz y présente notamment son travail « Super Oum Zellige », aux côtés d’artistes internationaux tels que Kader Attia, Niki de Saint Phalle ou encore Zineb Sedira.
Dans un autre registre, l’artiste participe à l’exposition « Par-delà les mille et une nuits. Histoire des orientalismes », organisée au Louvre-Lens du 25 mars au 20 juillet 2026. Cette exposition propose une réflexion sur la manière dont l’Orient a été représenté à travers les siècles, en confrontant œuvres anciennes et contemporaines. Elle interroge les imaginaires, les représentations et les échanges culturels liés à cette thématique.
Au Mucem également, Fatima Mazmouz est intégrée à l’exposition « Méditerranée. Épisode 1 : Inventions et représentations », présentée jusqu’au 31 décembre 2026. Ce projet retrace l’histoire des représentations de la Méditerranée, de l’Antiquité à aujourd’hui, en mettant en lumière la diversité des récits et des visions associés à cet espace.
En parallèle de ses expositions, l’artiste participe à la résidence « FSI Timkrist », organisée par ThinkArt à Casablanca et développée en partie à Taznakht. Ce programme de recherche s’articule autour du tapis et aborde des thématiques liées au territoire, à la mémoire et aux symboliques culturelles, à travers plusieurs phases d’exploration et de création.
Fatima Mazmouz est également invitée à intervenir lors de la 15e édition du Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau. Cette édition met à l’honneur le Maroc, une première depuis la création de l’événement en 2011. Le festival propose un parcours à travers une histoire artistique allant de l’Antiquité à la création contemporaine, en incluant patrimoine, architecture et artisanat.
Enfin, le livre « Super Oum, le corps pansant » de Julie Jones, consacré au travail de Fatima Mazmouz, fait l’objet d’une réédition en 2026 après une première édition épuisée.
Née en 1974 à Casablanca, Fatima Mazmouz est une artiste visuelle dont le travail, à la croisée de la photographie, de la performance et de l’installation, explore les rapports de pouvoir, les identités et les représentations dans des contextes postcoloniaux. Entre le Maroc et la France, elle développe une pratique engagée, notamment autour du corps, envisagé comme un espace politique. Ses projets, tels que Super Oum, s’inscrivent dans une réflexion féministe abordant des questions liées à l’émancipation, aux discriminations et aux droits des femmes.
