Le long-métrage « Mon père n’est pas mort », réalisé par Adil El Fadili, a reçu deux distinctions lors de la sixième édition du Festival international du cinéma et de la migration d’Utrecht, à savoir le Grand Prix et le prix du jury.
Le film met en scène Malik, un jeune garçon qui vit avec son père Mehdi dans une fête foraine. Leur quotidien change lorsque ce dernier lui remet cinq toiles énigmatiques. La disparition soudaine du père conduit le jeune garçon à entreprendre une recherche pour le retrouver, avec le soutien des forains.
Dans le même cadre, « Casablanca-Dakar » de Ahmed Boulane a obtenu le prix du scénario. Le prix de la réalisation a été attribué conjointement à « Un cadavre sur le rivage » de Mohammed Fauzi et à « Empreintes du vent » de Layla Triqui.
Les résultats ont été annoncés lors de la cérémonie de clôture organisée dimanche soir, en présence de professionnels du cinéma marocains, ainsi que de plusieurs pays européens et arabes. Le jury comprenait notamment l’actrice Kholoud El Battioui et la réalisatrice Malika Zairi.
À cette occasion, les organisateurs ont indiqué que l’événement a pour objectif de renforcer les échanges culturels et artistiques au sein de la communauté marocaine à l’étranger, tout en offrant un espace de rencontre autour du cinéma.
Toujours selon les organisateurs, les œuvres présentées se distinguent par leur qualité artistique ainsi que par leur traitement de questions humaines et sociales actuelles, contribuant ainsi aux discussions sur les transformations sociales abordées tout au long du festival.
Cette édition a également rendu hommage à Ahmed Boulane et à Kholoud El Battioui pour leur contribution au cinéma marocain.
Organisé par la fondation Tawasol pour la culture et les médias, l’événement met en avant le cinéma comme outil de dialogue interculturel à travers une programmation axée sur les dimensions humaines, sociales et culturelles liées à la migration.
Les films en compétition abordaient les thématiques migratoires et les évolutions sociales qui y sont associées, proposant des récits autour des parcours et des identités. Le programme comprenait également des conférences et des rencontres portant sur des questions culturelles, dont celles liées à l’industrie cinématographique dans les diasporas, avec la participation d’intervenants venus du Maroc, d’Europe et du monde arabe.
